Sang pour sang moi…

20 novembre 2007

J’appuie sur la gachette

Publié par angedechu dans Executoire

“Seule dans la pénombre, avec mon passé, cherchant à me remémorer les joies et les raisons pour lesquelles j’encaisse la monotonie de cette vie. Plus désarmée qu’au premier jour, les années blanches de ma jeunesse se sont laissées posséder. Quant au futur! Le futur je n’ose même pas y penser. Vide est ma vie et pourtant je n’ai pas choisi tant le présent n’est que néant…

Tout a commencé sûrement le jour où je suis née, le jour où je n’ai pas croisé la bonne fée qui aurait fait de moi ce que je ne suis pas. Ceux qu’il m’arrive d’envier parfois, ceux que la vie à doté d’une chance, mais moi malheureusement voilà, je n’en suis pas là, et privée de ça, pourquoi devrais-je mener un combat? De toutes façons pas la peine, je connais la rengaine mais je n’ai pas de force. Mon amour pour la vie s’est soldé par un divorce, moi aussi j’ai rêvé de connaître l’idéale idylle, le désir, la passion de ne pas perdre le fil. Quitter sur le champ la ville, s’isoler sur une ile. Au lieu de ça, ma vie file, se faufile et défile sans domicile fixe. J’ai toujours relevé la tête, même à genoux. Mais ce soir, je suis fatiguée de lutter et pense sérieusement à tout déconnecter.

L’hiver a posé son manteau, comme si la mort était déjà là, tout près de moi. Le froid me lacère la peau, comme cette vie, dont je n’ai plus envie. Egarée dans ces pensées, où tous ne cessent de m’apitoyer. Ce soir je vais craquer, ne pouvant échapper à mon destin. L’âme stressée, le cerveau compressé, comme usé par la guerre des nerfs à laquelle je dois me livrer. Subir sans pitié, sans répit, voilà ma vie. Gris semble l’avenir et noir est la couleur de mon esprit. Je n’essaye plus de comprendre, ni de me faire entendre, je suis le troupeau avec un numéro collé dans le dos. Métro, boulot, aseptisé du cerveau. Mon ultime évasion se trouve dans le flot de ces mots. Vingt ans de déboires passés à la lumière du désespoir. Tu peux me croire ça laisse des traces dans le miroir.

J’ai les neurones affectés et le cœur infecté, fatigué de lutter, de devoir supporter la fatalité et le poids d’une vie de ratée. Voilà pourquoi je m’isole, pourquoi je reste seule. Seule dans ma tête libre, libre d’être une esclave en fait battante en retraite, fuyant ce monde d’esthètes en me pétant la tête. OK, j’arrête net, j’appuie sur la gâchette.”(paroles de ntm modifiées par moi-même).

Voilà une chanson que j’aime énormément. Des mots forts, des paroles dans lesquelles je me retrouve. Particulièrement en cette soirée… Une nuance existe cependant : je n’ai ni l’envie ni la force de me péter la tête en appuyant sur la gâchette. Cela ne rimerait à rien.

J’ai simplement envie et besoin de cramer ma vie tout comme je crame mon bédo…

 

 

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2 Réponses à “J’appuie sur la gachette”

  1. Anna dit :

    Vraiment les grands esprit se rencontres j’allais justement retranscrir ce texte.. ma phrase préféré.. « J’ai les neurones affectés et le cœur infecté, fatigué de lutter, de devoir supporter la fatalité et le poids d’une vie de ratée ».. Je m’y retrouve tellement…

  2. Bahri dit :

    Alors monsieur le grand intellectuel,notre mouvement france insoumise n`est pas un mouvement minable pour la simple et bonne raison que plus de 7000000 de citoyens ont vote pour au premier.secondo ne nous reprocher pas la monter du fn et sa place au second tour,mais tourner vous vers ceux comme m.macron en sont leur carburant.dernierement notre mouvement essaye d appliquer un minimum de democratie et de debat avant de choisir la marche a suivre,respecter cela.

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